Là où il y'avait mon c½ur, j'ai mal.
Dans mes yeux remplis d'étoiles, il n'y a désormais plus que des larmes. Hanté par cet air qui vante l'amour, je pleure. Hanté par notre image, par notre ancien nous, je pleure. Se sentir partir, espéré que tout s'arrête un instant, ce poids au fond de soi, ce manque de vie.
Rien n'arrive, plus de chance, plus de eux, plus de vie. Encore ce désir de monter en haut du château et de contempler ce vide ...
La seule issue, le temps. Pas de patience, pas d'envie. Certains vont vite, la preuve, moi je ne peux pas, je voudrais vous hurler ma douleur, vous montrez comme j'ai peur, comme j'ai mal, comme je me sens seule. Mais ta gueule Bénédicte, foire ton bac avant.
Pleurs tant que tu veux, rien ne changeras. Le regard vide et lointain, j'ai aligné des mots vides et incompréhensibles sur ma copie de philo. Foirer ses études ? Non, moi je foire ma vie, l'enjeu est plus gros et plus important, c'est donc tellement drôle.
Je fais du théâtre et ça se voit, malgré leurs regards inquiets je ris avec eux.
Je guette le cri du départ pour le vide.
Mon pari intérieur est tenu, la mort ou la vie, c'est ainsi.
Je ne sais plus si je veux mon bac ou non.
Des traces de larmes sur une copie de philo, ça peut aider ?
Je n'ai plus confiance en ces paroles, j'ai peur de l'autre, de vous tous. Le mensonge est partout, laissez moi voir la vérité, mais j'ai trop mal.
Laissez moi crever, je suis une conne, une merde, je le mérite non ?
Je ne peux plus, je ne veux plus.
Tirer un trait sur ma vie, quelle idée.